LE TEMPS DE LA REUSSITE

 

Tout au début, c’est dans un placard que tout a commencé. A l’intérieur se trouvait les premiers documents, ainsi qu’un classeur dans lequel tous les articles sur Bruce Lee étaient rangés et classifiés. D’ailleurs ma cousine doit encore se souvenir que je l’ai harcelé sans cesse pour découper ses magazines populaires (Podium et Hits) dans lequel une rubrique cinéma consacrait une page ou deux sur mon idole, et dès fois par miracle, un poster.

 

Durant une période de 5 ans, ce club n’a pas évolué, les seuls membres étaient des amis proches, qui s’étaient inscris plus par amitié que par passion. Entre moi et mon club, il n’y avait qu’une porte à ouvrir, celle de ce placard. A force de solitude et de manque d’espace, mes parents m’ont autorisé à utiliser une pièce qui donnait dans les combles (grenier). Une bouffée d’oxygène pour mon expansion. A la fois salle de réunion, de recueillement et de musée, même si je n’étais pas riche de documents ou livres, j’ai modifié celle-ci à maintes reprises, jusqu’à son apogée, une vrai salle de cinéma.

 

Ma salle en 1981 (salle de cinéma) et à droite en 1980 (musée sur mon idole)

 

En 1979, j’ai découvert la revue KARATE, et dans celle-ci j’ai eu l’agréable surprise d’apprendre l’existence d’un CLUB BRUCE LEE par correspondance. Monsieur Richard MARVARD en tenait la présidence, et à en lire les deux  pages  mensuelles, je m’apercevais très vite qu’en France, il y avait beaucoup de fan. Alors j’ai utilisé les colonnes de ce Fan Club pour populariser le mien. Ce que je j’ignorai, c’est que cette revue était distribuée dans d’autres pays en version anglaise.

 

         Deux exemplaires du magazine KARATE d'Avril et Mai 1979

 

La suite est invraisemblable. Du jour au lendemain, vu la correspondance auxquelles je devais faire face, j’étais Monsieur le Président…  J’étais littéralement dépasser par les évènements, tant le nombre de lettres dépassait de loin toutes mes espérances.  Association de Fait, sans aucune entrée d’argent, ni de cotisations, comment ferai-je face aux dépenses que cela m’incombera ? Mon argent de poche servit pour tous les frais postaux. Et alors que les courriers affluaient de toute la France, l’étranger s’adressait à moi. A commencer par un courrier de SAO PAULO au BRESIL de m’elle Maria Antoinetta FERNANDEZ avec qui j’ai entretenu une correspondance amicale durant 5 années. Mais ce qui reste mémorable, c’est cette enveloppe recouverte de tampons emblématiques du CLUB BRUCE LEE EL PEQUENO DRAGON au VENEZUELA que j’ai reçu en Avril 1979. Son président Monsieur ARGIMIRO GONZALES, ambitieux de créer un Fan club mondial, s’était tourné vers moi pour que mon club représente la France au sein de cette association de prestige. Une façon de créer des liens entre fans et aussi pour permettre des échanges.

 

Pour ma part, l’idée d’échange me faisait peur, moi qui n’avais aucune ressource. Si seulement on pouvait s’imaginer mes conditions de vie, et que mon club se résumer à une pièce de 5 mètres sur 4, dans laquelle il y avait quelques posters, et sur une petite table ma collection privée, riche de trois bouquins sur Bruce Lee. Ayant prit le risque d’accepter cette proposition d’affiliation, je suis resté longtemps sur des incertitudes. N’avais-je pas fais une erreur ? Durant toute l’année 1980, jusqu’au 28 Janvier 1981, mon club a tourné au ralenti, vu que j’ai effectué mon service militaire en Allemagne. Je profitais largement de mes permissions pour me replonger dans ce monde si important à mes yeux, je passais des heures dans mon local à répondre aux courriers.

 

Mon Projecteur Super 8 et les 20 minutes de la Fureur de Vaincre en Allemand.

 

De retour dans la vie active, j’ai primé tout d’abord ma vie professionnelle, et c’est grâce à cet équilibre financier que j’ai pu agrandir ma collection. (Livres, Cassettes audio, Films Super 8). Travaillant dans une teinturerie, j’ai récupéré les toiles nécessaires à la concrétisation de mon cinéma. Ayant mon propre projecteur et ayant acquit une heure du film (Opération Dragon) en version original, et une vingtaine de minutes de la Fureur de vaincre.

J’ai entrepris des modifications pour transformer ce musée en salle du 7ème Art.  Inutile de précisait que je passais des heures à visualisé les trésors de ma collection. J’ai pris soin de ce temple jusqu’à mon départ du domicile parental en janvier 1984.

Devenu père et chef de famille, j’ai mis mon œuvre au second plan tout en continuant mes correspondances. Le Super 8 fut vite remplacé par les cassettes vidéo, et en 1986, le premier journal du club voyait le jour sous le titre de : BRUCE LEE STORY. De 1988 à 1993, mon club a connu une descente vertigineuse, ne pouvant plus à la fois me consacrer à son évolution, et rencontrant aussi des difficultés contraignantes dans ma vie privée.    Octobre 1993, grâce à l’aide de mon épouse Sylvie, mon Fan Club renaît de ses cendres avec une nouvelle appellation : CLUB BRUCE LEE SHAOLIN TAO.

 

Suite à cela, j’ai repris doucement  contact avec mes amis de France et de l’étranger. S’en est suivit la création d’un nouveau journal (DRAGON STORY), et la création d’une section de pratiquants de Kung Fu. Certes, nous avons rencontrés certaines difficultés qui nous ont rendu plus fort et plus déterminé.  Avec le temps ce club Fan est devenu une association à but non lucrative loi 1901 en date du 6 Juin 2000. L’enseignement du Kung fu Shaolin Tao et la Lao Jia Tai Chi furent les activités premières. Faisant place à des membres pratiquants plutôt qu’à des Fans Passionnés. D’Armentières, en passant par Lambres-lez-Douai, Lestrem, et maintenant La Chapelle d’Armentières. J’ai derrière moi 35 années de bénévolat dans l’enseignement et fier de fêter mes 42 ans cette année de présidence.

 

Avec du recul, j’ai beaucoup d’émotion à dévoiler non seulement mon parcours, mais aussi tous les évènements bons ou mauvais qui ont entouré la vie de ce club. J’ai toujours souhaité en contrôler la présidence, en vue d’une meilleure gestion. Mes contacts m’ont permis, surtout par le biais de mon journal, d’informer et de populariser tout mon travail, bien au-delà de la France, à savoir (Suisse, Belgique, Algérie, Brésil, Venezuela, Espagne, Chine).

Le CLUB BRUCE LEE SHAOLIN TAO, sous ma bienveillance doit être considéré aux yeux de tous comme une œuvre qui possède un passé riche et exemplaire, qui lui vaut le droit et le mérite, comme ses dirigeants, d’être respectés.

 

Pour prendre connaissances en détail de toutes les manifestations organisaient par le club, ainsi que le parcours de son président, et les reconnaissances, vous reportez à la rubrique (CLUB BRUCE LEE)